La victoire de Trump est d’ampleur : à 15h ce jour (heure française) il gagne en voix – plus de 71,3 millions contre près de 66,5 à Harris – et en pourcentage – 51,1% contre 47,4%, en outre libertariens et autres font 0,8%, Jill Stein 0,4%, le reste 0,2% – et il est donc président, ayant gagné dans les « swing states » (il restait à dépouiller à cette heure le Nevada, le Michigan et l’Arizona, mais les jeux étaient faits). De plus, les Républicains semblent victorieux au Sénat et peut-être à la Chambre des représentants.
C’est une défaite pour le prolétariat et la démocratie, qui appelle compréhension, résistance et contre-attaque. C’est pourquoi nous saluons le communiqué de l’United Automobile Workers de ce matin qui a le mérite de rappeler que la working class est majoritaire et qu’elle a les mêmes aspirations et revendications quel que soit son vote, avec Donald Trump et Elon Musk comme ennemis.
Harris ne pouvait gagner par ses propres forces, étant la candidate de l’un des deux grands partis de la classe capitaliste américaine. En 2020, si Biden avait gagné contre Trump, ce n’était pas par ses propres forces non plus, mais en raison de la puissante vague de manifestations des noirs et de toute la jeunesse avec eux dont l’assassinat de George Floyd à Minneapolis avait été le détonateur. Pourquoi n’avons-nous pas eu cela cette fois-ci ?
Bien entendu le bilan des démocrates au pouvoir, avec la baisse du niveau réel d’existence et du pouvoir d’achat des plus larges masses, est la donnée de base. Mais il est tout à fait insuffisant de s’en tenir là et de ressasser qu’on ne bat pas l’extrême-droite avec un programme libéral et pour le moins mou du genou sur le « social ». De telles récriminations impliquent des illusions, alors qu’Harris ne pouvait pas avoir d’autre programme que le sien. La défense de la démocratie devait (et devra) se faire sans le Parti Démocrate et en dehors de lui, et c’est sur le terrain de la défense de la démocratie que les Démocrates ont insufflé la faiblesse.
Car, ne l’oublions jamais, toutes les quatre années de Biden se sont déroulées sous le signe de la « prise du Capitole » du 6 janvier 2021 et de l’absence de répression judiciaire contre Trump à la suite de cela. Alors que tous les « gens sérieux » savent sa dépendance envers Poutine, les cercles dirigeants US ont choisi de taire ce fait si désorientant et problématique pour eux et leur crédibilité : un président « agent russe » !
Plus, ce sont des cercles clefs du capital, cette fois-ci, à la différence de 2016, qui ont fait mouvement vers Trump, pour l’encadrer certes, mais aussi pour diriger ses coups contre les syndicats et le mouvement ouvrier (le Project 2025 de la Heritage fondation, le « prestigieux » think-tank néolibéral rallié à Trump). Le rôle clef d’Elon Musk, pas pour modérer Trump en ce qui le concerne, bien au contraire, s’inscrit ici, de même que l’intervention des actionnaires pour interdire à la grande presse traditionnellement pro-démocrate de se prononcer – la rédaction du New York Times était donc en grève le jour du vote !
Et le dollar monte et les places boursières aussi : la classe capitaliste mise sur Trump, qui n’est plus un « accident » comme en 2016.
L’élément d’intimidation physique, propre au fascisme, est présent aux Etats-Unis au moins depuis le 6 janvier 2021 et a été un facteur de l’élection de Trump. Il se combine à la forte dimension masculiniste et viriliste d’une campagne dans laquelle la lutte pour ou contre la domination masculine envers les femmes a été un enjeu central – et bien que ce vote masculiniste comprenne aussi des voix féminines (de même qu’il y a, en Iran, des femmes gardiennes du voile islamique), la résistance à Trump a été majoritairement féminine.
Répétons-le : la violence a été d’ores et déjà un élément de cette victoire. Elle a eu lieu sous la menace, car tout le monde savait que Trump ne reconnaitrait pas une défaite. Les méthodes de la seule « démocratie bourgeoise » sont ici battues d’avance. Ce sont les méthodes des picket lines des grévistes de l’automobile victorieux sur leurs salaires fin 2023, et de l’autodéfense contre la police et les milices de la part des jeunes noirs aidés d’autres secteurs de la jeunesse comme en 2020, ce sont ces méthodes seules, avec l’organisation indépendante des plus larges masses, qui feront reculer la menace et la violence trumpistes.
Mais justement : une poussée spontanée, mais indépendante, comme celle qui avait battu Trump n°1 en 2020, n’a pas eu lieu, s’est sans doute amorcée mais ne s’est pas déployée, contre Trump n°2 en 2024. Là intervient un facteur politique clef : la mobilisation des universités sur le thème de la Palestine n’a majoritairement servi de rien au peuple palestinien et a fait le jeu de Trump.
Ceci n’est ni la faute ni de la responsabilité des étudiants et des millions de jeunes révoltés par le martyr de Gaza, mais de l’orientation politique imprimée à ce mouvement par ses responsables, à savoir la grande majorité de l’extrême-gauche et des secteurs se voulant d’avant-garde, qui, dès le 7 octobre 2023, le jour des pogroms provocateurs du Hamas, ont dénoncé Genocide Joe (Biden) comme LE coupable et l’agent n°1 d’un génocide. En réalité, ledit génocide menace dans les gravats de Gaza, un an après, et la campagne contre Genocide Joe n’a en rien empêché qu’on en arrive là.
Bien au contraire, en détournant l’indignation légitime vers un mouvement acritique envers le Hamas, le Hezbollah et l’Iran, et agissant sur la base de représentations fantasmées, une mobilisation démocratique et internationaliste de masse analogue, mais en plus approfondie, au mouvement spontané de masse qui en 2020 avait battu Trump, a été sapé.
C’est une mobilisation exigeant de façon combinée l’arrêt des fournitures d’armes à Tsahal, l’aide à l’Ukraine et une répression démocratique réelle de Trump et des putschistes du 6 janvier 2021 qui eût été nécessaire. Elle a été sapée par le campisme, l’ « antisionisme » et le cri Genocide Joe.
Et Netanyahou peut dire ce matin : « Félicitations pour le plus grand retour de l’Histoire. Votre retour à la Maison blanche offre un nouveau commencement pour l’Amérique et un réengagement puissant dans la grande alliance entre Israël et l’Amérique. C’est une énorme victoire ! »
Ce « nouveau commencement », sur la base de l’alliance entre l’extrême-droite israélienne et les courants évangélistes les plus réactionnaires d’Amérique, c’est la destruction totale de Gaza : le génocide, il risque d’arriver maintenant ainsi que la purification ethnique de la Cisjordanie. Les zélotes du slogan Genocide Joe n’ont JAMAIS qualifié Trump de Genocide Donald. Le feront-ils (quand il sera trop tard) ? Rien n’est moins sûr. L’orientation imprimée au mouvement propalestinien a fait quasi ouvertement le jeu des deux pires ennemis des Palestiniens aux visées génocidaires : Donald Trump, Benjamin Netanyahou.
Terrible mais nécessaire, indispensable, bilan politique que celui-ci. Non, il n’y a pas eu là un renouveau internationaliste, ni de nouvelle avant-garde large se mobilisant aux cris de « Palestine » ! Cela aurait dû être, cela aurait pu être, si cette mobilisation avait aussi combattu Iran et Russie et soutenu l’Ukraine, agi pour contraindre réellement l’administration Biden à cesser les livraisons d’armes et appelé à se porter massivement aux urnes pour barrer la route à Genocide Donald …
La victoire de Trump appartient à Poutine, au régime iranien poussant le Hamas à la provocation pogromiste du 7 octobre 2023, à Netanyahou, mais ils n’auraient pas eu ce succès sans l’aide que leur a apporté la désorientation politique déchainée au moyen du thème palestinien, pour le plus grand malheur des Palestiniens.
Le 7 octobre n’était pas parvenu à produire la défaite ukrainienne. C’est cette défaite que Trump et Poutine vont maintenant, la main dans la main, tenter de réaliser. Le danger est total et immédiat pour le peuple ukrainien, menacé au même titre et au même degré que le peuple palestinien.
La lutte des classes et la guerre dans la vieille Europe deviennent donc le nœud de la situation mondiale – nul eurocentrisme dans ce constat, mais au contraire la prise en compte des besoins des exploités et opprimés du monde entier. Nous reviendrons très prochainement sur les conséquences françaises et sur les leçons et urgences ouvertes par cette situation pour le Nouveau Front Populaire et pour les organisations syndicales.
En ce jour, Aplutsoc adresse son fraternel salut et tout son soutien à nos camarades américains ayant combattu pour battre Trump sur une ligne de classe, d’Oakland Socialist et l’Ukraine Socialist Solidarity Campaign, aux camarades s’étant exprimés en ce sens dans New Politics, et au-delà d’eux aux milliers de syndicalistes, notamment de l’United Auto Workers (UAW), qui cherchent la voie de l’action indépendante pour contre-attaquer et gagner.
06/11/2024.
Communiqué de l’UAW de ce matin.
La classe ouvrière a la capacité, la puissance, le pouvoir
Dresser une classe ouvrière unie contre le règne des milliardaires.
Quelle que soit votre position, syndiquée ou non, nous voulons que vous rejoigniez l’UAW dans la lutte contre l’attaque des milliardaires contre la classe ouvrière.
En tant que United Auto Workers (UAW), nous avons l’habitude de faire faire à des entreprises et à des gouvernements puissants des choses qu’ils ne veulent pas.
Quel que soit le vainqueur de cette élection, la classe des milliardaires passe à l’offensive. La classe ouvrière doit se lever et rester unie. Nous ne savons pas exactement ce que Donald Trump, Elon Musk et le reste de leurs amis milliardaires ont prévu pour nos communautés, nos familles et notre syndicat, mais nous savons ceci :
LES AMÉRICAINS VEULENT UNE POLITIQUE PRO-TRAVAILLEURS.
La grande majorité des démocrates, des républicains et des indépendants veulent voter pour des politiques et des candidats qui, selon eux, profiteront aux travailleurs américains ordinaires.
EN TANT QUE CLASSE OUVRIÈRE UNIE, NOUS AVONS LE POUVOIR DE GAGNER TOUT ET N’IMPORTE QUOI.
Nous construisons tout et achetons tout. Si la classe des milliardaires veut s’octroyer des réductions d’impôts, augmenter nos prix, détruire notre solidarité et nous priver de nos droits, nous avons le pouvoir de les en empêcher.
SI VOUS ÊTES PRÊTS À VOUS TENIR FACE AUX MILLIARDAIRES, NOUS SOMMES PRÊTS À VOUS SOUTENIR.
Ce n’est pas une question de savoir pour qui vous avez voté. Ce n’est pas une question de votre lieu de travail. Ce n’est pas une question d’où vous venez. Ce qui compte, c’est ce pour quoi vous êtes prêt à vous battre pour retrouver notre dignité en tant que classe ouvrière.
Rejoignez-nous.
Parlez-nous un peu de vous afin que nous puissions nous unir dans notre combat pour construire le pouvoir de la classe ouvrière contre les milliardaires.
Source : https://solidarity.uaw.org/
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« le jour des pogroms provocateurs du Hamas »
« Pogrom » est une expression de la part d’européens néocoloniaux, qui projettent sur un Proche-Orient, sans analyse profonde, l’histoire européenne. Une expression, reprise par les médias dominants en Occident, qui brouille la nature de ces massacres que l’on peut qualifier de terroristes, s’inscrivant dans le contexte d’une guerre coloniale.
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Ceci est l’expression de gens qui, en des termes pompeux, couvrent le caractère réactionnaire, contre-révolutionnaire, anti-national du Hamas et justifient son action barbare dont le principal effet a été de sauver Netayahou. Alors que ce dernier faisait face à une contestation grandissante, le Hamas lui a offert le prétexte d’une guerre permettant la réalisation de ses objectifs, et accessoirement la destruction de Gaza et la mise au martyr du peuple de Gaza. Le sort du peuple de Gaza est un accessoire pour les prétendus « décoloniaux »…
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Bonjour je ne sais pas ce que vient faire le terme néo-colonial sur ce sujet. Je vous rejoins sur le fait qu’un pogrom est une expression d’un temps et d’un territoire donné et que par ailleurs elle inclue des notions de minorité sans défense avec un état « qui ferme les yeux » sur les massacres. Le terme est donc tout à fait inadéquat pour qualifier les massacres du 7 Octobre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pogrom
La réponse persiflante et méprisante qui vous a été faite n’augure rien de bon sur la qualité des débats que ce blog souhaite animer
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Bon, reprenons : je ne sais pas qui a pris l’initiative du « persiflant et méprisant », mais j’ai tendance à le trouver présent dès la phrase à nous adressée : « Pogrom » est une expression de la part d’européens néocoloniaux, qui projettent sur un Proche-Orient, sans analyse profonde, l’histoire européenne. »
Persiflante et méprisante, ce type de déclaration affiche une volonté, non de discuter, mais de disqualifier – et en l’occurrence disqualifier tout le contenu d’un article en se saisissant d’un seul terme. Mais on peut en effet discuter de ce que vous (Julien puis David) en dites : le premier ne veut y voir qu’un élément de vocabulaire d’ « européens » colonialistes, le second « d’un temps et d’un territoire donné », ajoutant que les victimes le 7 octobre n’appartenaient pas à une « minorité sans défense ». En l’occurrence elles furent bel et bien « sans défense » … Mais surtout, l’un et l’autre ignore totalement de quoi et à qui ce mot parle : de l’antisémitisme et aux juifs. Or tous les juifs, israéliens ou non, sionistes, hostiles au sionisme ou autres, ont ressenti le 7 octobre ainsi. Le type de massacre – avec viols et mutilations- portait ce message. Lequel ne concerne certes pas que des juifs : dès l’origine, dans l’empire tsariste puis dans l’empire ottoman, les pogroms ont visé les arméniens, et des pogroms antimusulmans ont eu lieu en Inde.
J’emploie délibérément, depuis maintenant un an et un mois, ce terme, en précisant « provocation », donc provocation pogromiste ou pogroms provocateurs, pour désigner l’opération du Hamas du 7 octobre, menée, de la part de ses chefs et conseillers, en connaissance de cause de qui allait s’ensuivre de la part de l’Etat israélien. Je l’emploie délibérément comme caractérisation politique du contenu totalement réactionnaire de cette opération, qui ne visait pas des dominants et qui ne défendait pas des dominés, mais les livrait pieds et points liées à une répression potentiellement génocidaire. Et, depuis un an et un mois, je constate taper dans le mille en provoquant des réactions outragées, voire des leçons de pseudo-histoire et de fausse terminologie (en l’occurrence la référence à Tal Brutmann dans Wikipédia a un contenu étonnant de sa part : dire que « pogrom » veut avant tout dire destruction de biens matériels, c’est n’importe quoi), en passant par les assignations à la rubrique « coloniale ». Comme quoi choisir la dénomination la plus appropriée aux choses est toujours un combat, bien nécessaire. Du genre qui déblaie le terrain. Vincent Présumey.
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Lambert citait un proverbe russe « une cuillerée de goudron suffit à gâcher un baril de miel« . Le développement ici au sujet du mouvement des universités américaines contre la barbarie israélienne déchaînée sur Gaza, la Cisjordanie et le Liban, pue davantage qu’un tonneau de goudron.
Ceci : secteurs se voulant d’avant-garde, qui, dès le 7 octobre 2023, le jour des pogroms provocateurs du Hamas, ont dénoncé Genocide Joe (Biden) comme LE coupable et l’agent n°1 d’un génocide.
est un pur mensonge, comme chacun peut le vérifier. La stigmatisation de Biden comme « génocide Joe » est venue bien plus tard et relevait de faits.
Une fois de plus, en chargeant prioritairement l’action (en effet terroriste) des opprimés, des colonisés, de ceux qui sont assassinés, bombardés périodiquement depuis quatre vingt ans l’auteur de ce billet choisit son camp, celui des oppresseurs.
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Cher J.P. Boudine,
nous sommes relativement bien placés pour savoir cela, ayant vu des camarades US en visio trois jours après, tous alignés ou presque, comme un seul homme, sur « Genocide Joe ».
Tu pourrais dire que nous exagérons, qu’à un jour ou deux près, peut-être (on pourrait constater que non en se lançant dans des recherches sur les forums américains, mais passons …), ,nous simplifions. Mais non : tu nous traite de menteurs et nous classe « dans le camps des oppresseurs ».
Un tel langage, qu’on évitera ici de caractériser politiquement, devient le tien dans un seul cas, mais il le devient systématiquement lorsque ce cas se présente : lorsqu’il est question d’antisémitisme. C’est un constat. Et nous ne souhaitons pas remplir nos forums de polémiques de ce type là, surtout pour permettre à de véritables discussions contradictoires sereines et argumentées de s’y développer.
La rédaction.
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Je confirme l’emploi tout à fait précoce de l’expression et de la dénonciation de « Genocide Joe » dans la dite gauche radicale états-unienne…
On trouvera ci-dessous un lien parmi tant d’autres qui en font le constat (ce n’était pas 2 jours après le 7 Octobre, mais enfin.. la réplique terrestre israélienne n’avait que 4 semaines) : Il s’agit d’un article de « Courrier International » de début Décembre 2023 :
https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-genocide-joe-biden-face-a-la-colere-des-manifestants-propalestiniens
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Remarquable et très salutaire analyse – dans la lignée du fil d’analyse produit par Aplusoc – à chaud, à laquelle on ne pourra que souscrire.
Sur « pogrom », j’ai eu spontanément ce mot à l’esprit le jour même du 7 octobre et je l’emploie tout le temps.
En même temps on ne peut pas dire ce de ce type de massacre soit strictement symétrique au pogrom du temps du tzarisme, ou d’un quelconque régime despotique à idéologie antisémite visant sa « minorité juive », si l’on excepte la judéité visée des victimes. Encore que si l’on voit la main de l’Iran dans ces opérations et cette option terroriste-contre-les-civils-indifférenciés, alors une symétrie peut partiellement se rétablir : le Hamas est un appareil coercitif proto-étatique, sous le « protectorat » d’un impérialisme régional. Mais d’un autre côté les malheureuses populations civiles visées ne sont pas une minorité discriminé dans un état hostile : L’Etat d’Israel est censé les protéger ?
Ce massacre est en grande partie sa faillite, qu’il a « habilement « retourné en gigantesque opération d’expulsion ou l’anéantissement. Le calvaire de Gaza prend tournure de celui des Kurdes en 1915, simplement au lieu de marches exténuantes dans des plateaux arides, c’est une marche forcée sans fin confinée au milieu des Ruines. Là aussi une variante assez exponentielle d’un « pogrom de masse », d’une population ségréguée massacrée par l’Etat censée la protéger (droit international, régime de l’occupation militaire – devoir de « protection » sous-traité pendant 20 ans à une créature-proxy de l' »ennemi stratégique » ?! La situation historique est tout de même inédite, les concepts adéquats manquent encore.
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Bravo ! Tout à fait d’accord et point par point .
Philippe Chamek , bureau départemental de SUD PTT 77 et sympathisant de L’APRES
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