Avec toutes ses limites – avant tout l’absence des directions syndicales, une préemption LFI sur la ligne bleue horizon de l’article 68 de la constitution, des préparations rarement unitaires et cohérentes …- les manifestations et rassemblements de ce 7 septembre ont été le début de l’inévitable irruption de celles et de ceux d’en bas contre le mensonge et le déni de démocratie.
Mensonge et déni excellement résumés samedi matin par le député RN Thomas Ménagé questionné sur sa satisfaction de ce que M. Barnier va s’entretenir avec le RN avant de constituer son gouvernement : « C’est très bien que l’opposition soit reçue par la majorité. »
Tout est dit : le RN est « l’opposition » faiseuse de roi, qui décerne le titre de « majorité » à l’exécutif le plus minoritaire et le plus illégitime de toute l’histoire de la V° République. Ce n’est pas seulement la base sociale et électorale du NFP qui est ainsi exclue, c’est la masse de la population, dont bien des électeurs RN trompés, qui veut l’abrogation de la réforme des retraites, la hausse des salaires et le rétablissement de l’école publique et de la santé publique.
Beaucoup de participants ont décidé de venir depuis la nomination de Barnier. Nul doute qu’un appel unitaire clair, même la veille, avec les syndicats, aurait permis un déferlement.
Travaillons à réunir les conditions de l’unité pour affronter et chasser la bande Macron/Barnier/Le Pen, donc leur régime, celui de la V° République. Le 1° octobre devra s’imposer comme la grève politique contre eux !
A Paris et Marseille notamment, puissance et détermination de cortèges massifs et jeunes, de dizaines et de dizaines de milliers. Petit reportage ci-dessous formé des photos envoyés par nos camarades Laurent Degousé, qui représentait la Fédération SUD-Commerce, Alexis, qu’on remercie pour l’image illustrant cet article, ou prises sur les comptes de la FSU 93 et, pour Marseille (dernière photo) sur celui du député membre de L’APRES Hendrik Davi. Laurent nous fait savoir que la présence es qualité de son syndicat a été d’autant plus appréciée des manifestants que l’absence de bien d’autres était pointée !









Je confirme mes observations dans ce billet :
https://blogs.mediapart.fr/laurent-degousee/blog/080924/ce-nest-quun-debut-continuons-le-combat
Le point fixe de SUD Commerce Francilien à la manifestation parisienne du 7 septembre, qui a compté 26.000 selon la police et 160.000 selon La France insoumise, a été apprécié. Posté au tiers du parcours avec mon syndicat, elle s’est écoulée pendant plus de deux heures avec une forte participation de la jeunesse et une bonne également du PCF.
Beaucoup de celles et ceux qui s’arrêtaient, surtout parmi les plus anciens, avaient cette même interrogation : où sont les syndicats ? Séparer la lutte économique de celle politique alors que la course contre la montre avec le RN a repris et que l’intersyndicale, issue de la mobilisation des retraites de l’an dernier, n’existe plus (il suffit de lire le communiqué de la CFDT suite à la nomination de Barnier pour s’en convaincre), c’est se condamner à l’impuissance et donner une image corporatiste du mouvement syndical, en particulier auprès des jeunes, très nombreux ce samedi.
Au niveau national, les 140 manifestations ont compté entre 110.000 et 300.000 participant-es avec une seule certitude, plus de monde que prévue suite à la nomination du Premier Ministre jeudi dernier.
Mieux, si la CGT, la FSU et Solidaires, après avoir installé leur 1er octobre, avaient appelé ne serait-ce que la veille en réponse et y compris sur leurs propres revendications, ce nombre aurait encore augmenté, contribué à un donner un signale encore plus fort et, en retour, elle se serait attirée la sympathie de nombreux manifestant-es pour sa propre démonstration.
LD
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