Le site de l’UJFP annonce un rassemblement ce midi même devant le commissariat du 12eme arrondissement de Paris :
Féministe, palestinienne emprisonnée à 15 ans pour faits de résistance contre l’occupation, brutalisée et enfermée à 72 ans en plein Paris.
Mariam Abudaqa a été enlevé en pleine rue cette nuit par une unité de police en civil, et est détenue depuis, dans un commissariat.
Haute figure de la résistance palestinienne, l’État français veut la faire taire.
Un rassemblement a eu lieu aujourd’hui 9 novembre à 12:30 devant le commissariat du 12ème arrondissement (22 rue de l’Aubrac Paris 12ème) et appel est lancé pour être à 17h 30 au 12 quai de Gèvres, Paris 4°.
A l’heure où ces lignes sont écrites les personnes qui l’accompagnaient avant son embarquement n’ont pas d’information sur le lieu où elle a été conduite.
Sur le début de cette opération de criminalisation de toute expression en faveur des Palestiniens, tous assimilés par Darmanin à des terroristes façon Hamas, voir notre article du 16 octobre 2023.
Communiqué du bureau national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) du Jeudi 9 Novembre 2023
Violente arrestation de Mariam Abu Daqqa, une honte supplémentaire pour la France
Mariam Abu Daqqa, dirigeante d’une grande organisation féministe palestinienne de Gaza et militante âgée de soixante-douze ans connue et reconnue internationalement pour son combat pour le droit des femmes, a été violemment arrêtée par la police française, dans la nuit du Mercredi 8 Novembre au Jeudi 9 Novembre 2023. Elle est actuellement détenue, en état de choc, dans un commissariat parisien.
Nous mesurons ce que cela signifie pour elle d’être arrêtée par la police d’un état qui se prétend ami du peuple palestinien, alors même qu’un grand nombre de membres de sa famille ont été tués dans les bombardements indiscriminés d’Israël à Gaza et qu’elle suit, avec une énorme inquiétude, la situation de ses proches menacés de mort à chaque minute et privés de tout moyen d’existence. L’AFPS tient à lui exprimer toute son admiration et toute sa solidarité.
Mariam Abu Daqqa était venue en France, à l’invitation de plusieurs organisations de défense des droits du peuple palestinien, dont l’AFPS, pour une tournée de conférences sur son combat féministe et la situation à Gaza.
Alors qu’elle était entrée en France avec un visa parfaitement régulier délivré par les autorités françaises, elle s’était vue signifier un arrêté d’expulsion en plein milieu de sa tournée, un arrêté que le tribunal administratif avait suspendu par une ordonnance du 20 octobre 2023. Le gouvernement français s’était acharné contre elle en faisant appel de cette décision devant le conseil d’état qui a finalement annulé la décision du tribunal administratif, dans la journée du Mercredi 8 Novembre 2023. De nouveau sous le coup d’un arrêté d’expulsion, Mariam Abu Daqqa devait quitter la France à la date prévue, Samedi 11 Novembre 2023.
Aucun motif d’ordre public ne peut justifier l’arrestation de Mariam Abu Daqqa et encore moins la violence de cette arrestation qui a conduit les militantes qui l’accompagnaient, molestées au cours de cette arrestation, à porter plainte.
Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS, a déclaré que « le jour de l’ouverture d’un sommet censé organiser une assistance au peuple palestinien de Gaza et alors que la France refuse de porter la seule exigence qui compte, celle d’un cessez-le-feu immédiat, l’arrestation violente de Mariam Abu Daqqa est un nouveau coup porté à la crédibilité de la France ».
Nous avons, une fois de plus, honte pour la France. Mariam Abu Daqqa doit être immédiatement libérée et l’exécutif français doit lui présenter ses excuses.
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