Une fois que l’on saisit que la libération nationale du peuple palestinien, cause nécessaire et légitime, ne PEUT PAS être obtenue par l’attaque d’une organisation islamiste autoritaire armée, aussi massive soit-elle, une question se pose : à qui cela profite-t-il ? Et pourquoi maintenant ?

Pourquoi maintenant au moment précis où la crise identitaire de l’État israélien est portée à incandescence par la politique anti-laïque et ethno-nationaliste de Netanyahou qui soulève une opposition de masse et ouvre des brèches pour l’intervention des masses palestiniennes – les larges masses, pas l’armée du Hamas ?

« Le Hamas a ouvert les portes de l’enfer sur Gaza », horrible déclaration du Ministère de la Défense israélien, qui signifie que le peuple palestinien notamment à Gaza va payer cher une attaque qui n’affaiblit pas l’appareil militaire israélien, au contraire, mais qui s’en prend à la population judéo-israélienne.

Que les barbelés et les murs de l’apartheid en marche doivent être renversés, aucun doute, mais ils ne peuvent l’être de façon réelle et durable que par le soulèvement démocratique de la masse.

Qui sous-tend l’appareil militaire du Hamas dans cette opération de grande ampleur ? Il n’est pas difficile de voir le rôle du régime iranien, qui a besoin d’une telle confrontation au moment de l’anniversaire de « Femme, Vie, Liberté », un soulèvement révolutionnaire qui a actionné le compteur de son arrêt de mort. Alors il faut le dire préventivement : des représailles israéliennes en Iran n’affaibliraient pas le régime de mollahs mais aideraient à contenir la révolution – la révolution démocratique, prolétarienne et humaine- pour mettre la guerre à la place. Car tous – Netanyahou, Khamenei, Haniyeh (dirigeant du Hamas), ont en elle leur principale peur et leur principal ennemi.

Le 07-10-2023.