APLS redémarre sa parution régulière sous forme de bulletin. Ce début d’année 2018 est marqué par le lien unissant la difficulté de riposte sociale face à Macron et son gouvernement, encore que la réalité sociale de ce pays soit très loin de l’acceptation et de la soumission aux souhaits de Macron et de ses mandataires patronaux (Voir notre article La majorité invisible), et l’absence d’une issue politique découlant de l’absence d’une représentation politique de ceux d’en bas.

Plus la mobilisation, ou au début le besoin de cette mobilisation, s’affirmera contre les plans anti-sociaux ou liberticides du gouvernement, plus cette question du débouché deviendra brûlante. Ce débouché, la reconstruction d’une représentation politique de ceux d’en bas ne peuvent naître que de la discussion commune et de l’action commune. Ces deux éléments (discussion et action) pré-supposent la même chose : une opposition irréductible à Macron, donc une indépendance qui concerne au premier plan les syndicats.

Si l’indépendance de ceux-ci a toujours été une question hautement politique, dans les circonstances actuelles, cette indépendance est encore plus vitale. Le refus du carcan du dialogue social, la construction du rapport de force, constituent le premier pas de toute riposte construite sérieusement.

Néanmoins, au deuxième pas, il faut définir l’objectif : faire échec aux mauvais coups de Macron, oui mais comment ? En limitant la casse et en priant pour une hypothétique alternance favorable en 2022 ? En cherchant à biaiser ? En posant la construction méthodique de l’opposition nécessaire et implacable débouchant sur la mise en échec et la chute de Macron et du régime ?

Cela ne s’improvise pas et renvoie à la nécessité du débat sur les moyens et l’issue politiques. Notre bulletin, avec ses partenaires, persévérera sur la ligne de l’appel que nous lancions en octobre dernier : Rencontrons-nous !