Après une première attaque menée par le groupe LR en janvier , c’est au tour de Gabriel Attal, disciple en son temps du président , aujourd’hui à la tête de Renaissance, de tenter une estocade dans sa niche parlementaire .
Mobilisons nous massivement pour défendre le 1er mai comme un jour férié rémunéré .
Stop aux mensonges du volontariat dans une société précarisé , l’expérience du travail le dimanche le prouve .
Toutes et tous Place Édouard Herriot (métro assemblée nationale ) à partir de 8h30.
Sur ce sujet, le communiqué de l’APRES de ce jour, 9 avril :
Allo Parlement ? Pas touche au 1er mai !
C’est une alerte. Le 1er mai 2026, il est possible que 1,5 million de personnes de plus soient contraintes de travailler, si une loi de droite et d’extrême-droite est votée ce 10 avril. Après l’échec de LR en janvier, c’est Renaissance qui reprend le flambeau, avec le vote RN en soutien. Un député ciottiste en fait clairement une « revanche » contre « les gauchos » qui démolissent « la valeur travail ». C’est avouer que cette « petite » réforme, présentée comme l’autorisation de « vendre du muguet » ou d’acheter des viennoiseries en boulangerie, a en réalité une portée politique nette. L’Intersyndicale complète appelle les député·es à résister. La CGT utilise le site AlloParlement ! permettant d’interpeller son ou sa député·e : ne votez pas !
Aujourd’hui, le 1er Mai est un jour chômé et payé, une règle stricte dont les exceptions concernent les secteurs qui « ne peuvent pas s’interrompre » (santé, hôtels, transports…). Or la loi veut renverser cette « interdiction » en la transformant en « autorisation » pour tous « les commerces de bouche » (épiceries, restauration…). On commence par la vente des « fleurs naturelles » et par les « boulangers » : belle image ! Mensonge : personne n’empêche les artisans d’ouvrir. Ce qui est interdit aujourd’hui, c’est d’obliger les salarié·es, souvent des femmes mal payées, à venir vendre. De plus, il y a tromperie sur la finalité du projet, comme pour les ouvertures le dimanche. La loi Macron de 2014 a en réalité profité aux grandes surfaces, dont l’ouverture écrase les commerces de proximité des centres villes. C’est la même menace avec cette loi « 1er Mai au boulot » : elle va surtout profiter à Carrefour ou Grand Frais. Le chiffre de 1,5 million de personnes concernées le montre. La loi parle de « volontariat » mais c’est un leurre : un-e salarié-e est tenu par la « subordination ». Dans le commerce, c’est la menace de licenciement.
Plus encore : l’objectif est de banaliser le 1er Mai. Le faire oublier, comme déjà Pétain en 1942, de la mémoire ouvrière. Il s’agit de rendre « banale » une société du travail subordonné ininterrompue, y compris les jours fériés, ce que voulait Bayrou. Un capitalisme universel où seule l’exploitation du travail humain fait loi. Stop !
Jean-Claude Mamet.
