La force du mouvement qui monte d’en bas ne fait aucun doute. Le ministère de l’Intérieur avait « prévu » 100 000 manifestants, il y en avait bien le triple. Avec le fait principal peu relevé par les commentateurs : les grèves dans des petites entreprises, dans les secteurs des services et du soin, de la prévention sécurité, des ambulanciers, des centres d’appel, induisant une forte présente jeune et féminine dans les rassemblements, manifestations et blocages.
La crise de régime n’est pas atténuée, mais accélérée par la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, qui affiche un déni face à la majorité populaire et ne peut se maintenir qu’avec le soutien du RN. Mais dans les faits, Retailleau était aujourd’hui la tête de l’exécutif, organisateur central des violences policières dans des dizaines de villes et de sites, lui qui déclarait dans la matinée : « Il y a deux France, la France du courage et la France du sabotage » !
Nous avons besoin d’un gouvernement démocratique répondant aux urgences sociales, écologiques, de sauvetage des services publics, de défense contre Trump et Poutine. D’où l’exigence d’un gouvernement du NFP. Elle conduit à la démission de Macron, mais pas pour des présidentielles, pour élire une constituante et changer de régime.
Les assemblées générales, cahiers de doléances, intersyndicales élargies, forums, sont le premier moment de ce mouvement constituant. Amplifions-le, unifions-le, centralisons-le, vers la grève générale et l’affrontement central avec Macron/Lecornu/Retailleau le 18 septembre !
Le 10/10/2025 soirée.





Commentaire d’un lecteur reçu par mail :
Sur Paris en tout cas, je confirme que c’était l’irruption de la jeunesse et sa rencontre avec les travailleurs organisés comme au Châtelet où le rassemblement intersyndical plan-plan prévu est devenu le début d’une manifestation sauvage et la même chose depuis l’AG des cheminots de Gare du Nord sans même parler de l’acmé de celui en fin d’après-midi à Place des Fêtes cf. photo.
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Plusieurs questions demeurent en suspens : 1/ Le « blocages », çad l’exposition à la brutalisation par l’appareil de coercition, l’organisation via tik tok et les « rézos sociaux » étant du pain bénit pour l’action policière, puisque tout se sait en temps réel, et de plus on peut géo-localiser les acteurs (non l’Etat ne respecte pas – en ces circonstances – ses propres « garde-fous » établis par le droit formel!), avec une précision géométrique parfaite, est-ce bien nécessaire, quand et lorsque le phénomène reste ultra-minoritaire et non confidentiel ? 2/ Doit-on assumer le grand écart entre « république c’est moi », et la franche récupération médiatique, militante, d’actions tout de même « violentes », minoritaires, d’un Mélenchon et ses appareillons « cornaquant » le mouvement ? La contradiction entre anarcho-syndicalisme basiste et ordonnancement syndical et politique social-démocrate est certes, une dialectique ancienne, quasi constitutive – constituante, toujours recommencée, renouvelée, de générations en générations, du « mouvement social ouvrier » (« par en bas », incluant une mobilisation des « subalternes » dans un processus qui dépasse la simple instrumentalisation hétéronome – des micro-élites en lutte manipulant des clientèles et des gangs). Cette contradiction est-elle soluble dans le « péronisme » mélenchonien, qui conduit tout droite à la faiblesse organique, à la paralysie et à la confusion, qui offre toutes les occasions d’audace dans une bourgeoisie perdant tout repère d’auto-limitation et de « prudence historique », d’un « plan condor », ou d’un incendie du Reichstag ? Le mouvement du 10 aurait pu être le commencement de tout autre chose, ou pourra l’être à l’avenir, mais si et seulement si, un certains nombres de prémisses « praxéologiques »-matériels, aussi bien que d’abstractions concevantes, sont profondément « changées », dans l’esprit des acteurs et des actants – tout particulièrement dans le petit milieu « gauche radicale », qui est hélas le seul à réellement acter quelque chose. Plutôt que de faire avec de la confusion, en partant de la position la plus radicale (la révolution socialiste et la transition écologique, clairement !, et en tirant avec rigueur toutes les conséquences de la rigueur d’analyse du réel), de trouver les voies et les moyens de la « centralisation politique » qui conteste la capacité au simple vote de tartempion ou de bidule, en « tenant le manche », de pouvoir en quoi que ce soit appréhender et résoudre le difficultés grandissantes de la vie quotidienne de labeur, de travail de « reproduction ». C’est uniquement en se situant à l’écoute hyperfine, et les apprentissages de ces écoutes hyperfines, du travail de la poutre, en son devenir « différend » constitutif, inscrit ab initio dans son développement, dans la production et la reproduction, que l’organisation civile peut en quelque « stratégiser » les ébullitions molaires et moléculaires du « malaise social ». Le militant, comme tout « homme d’action », est un acteur qui s’est au moins partiellement extrait -au moins le vit-il comme une illusion consolatrice, exaltant les « puissances affirmatives » d’une normalité du dasein ordinaire, et échappe ainsi aux crises d’angoisse récurrente de la « Finitude », qui principalement travaille et malaxe la masse des individus du corps social. C’est cette hétérogénité du sensible, entre, d’un côté les acteurs, libre de leur vocation (les intellectuels, les meneurs d’homme, les « militants-dirigeants »…) et la masse des encagés dans la débine, le doute existentiel, le fracas des illusions intimes profondes saccagées…bref, tout ce que seul le genre « mélo » peut illustrer esthétiquement (le grand mélo : Brecht, le cinéma communiste et trotskyste français de 1936…), et dont toute chanson française sait a su -sait- saura – faire son « miel » (et nos petites consolations)(l’hégémonie poétique comme levier d’action). Marx disait lui-même que toute son Inspiration lui venait lui était venu de la Poésie….
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Plutôt que de faire avec de la confusion, en partant de la position la plus radicale (la révolution socialiste et la transition écologique, clairement !, et en tirant avec rigueur toutes les conséquences de la rigueur d’analyse du réel). Une phrase typique que selon la place de la virgule ou l’absence de virgule, le sens de la phrase peut changer du tout au tout : est-ce que la confusion c’est la révolution socialiste, où est-ce le contraire ? La confusion c’est déjà par exemple un énoncé du type « la révolution socialiste c’est Moi ! », c’est ceci et c’est cela que je connais et que j’ai décidé et qui va te plaire parce qu’elle est bonne pour toi. J’ai le programme dans les cartons et les valises, en six mois je change ta vie. Et je recrutes ainsi des dizaines de milliers, des centaines de milliers de « followers ». Tu croises dans la rue Méluche au bon moment : pof te voilà Maire ! Le truc est tellement énorme – avec le consulat algérien, qui même lui, dit – c’est pas comme cà qu’il faut faire !(je parle hyper local SSD), que c’est quasi clair des opérations repoussoirs pour faire tomber toutes les unions de la gauche dans le département au prochaine municipales je ne soutiens que soit des despotes locaux, soient des camarillas informes dans la confusion- N’importe qui du moment que vous dégagez PC-PS-Ecolos-radicaux de gauche (présents dans notre département). Sa ligne gauchiste – qu’il espère être relayer dans les quartiers denses des métropoles -on bloque tout, on brûle les poubelles, on provoque des « gros stroy » désastre écologique (à la rurale !)- il escompte à court terme, « torpiller » dans la division sectaire-gauchiste les difficiles reconstructions d’alliances citoyennes municipales. Le mélange des genres ne clarifie en rien mais en rien du tout l’expression sociale syndicale unifiante, et renvoie à des problématiques trop « terre à terre », pour parvenir à une synthèse et une vectorisation en mot d’ordres (passage du performatif à l’Instruction). On ne peut pas avoir un discours appelant à la Liaison sociale et « en même temps » un discours de haine et de guerre politique fratricides !? Si, c’est précisément ce qu’ils font ! Localement, avec eux, je le dis sans parti pris, cà peut finir brutalement ! A la limite l’anti-pratique LFI, peut être le ciment exact d’une nouvelle « union de la gauche » ! Ce qu’il ne faut surtout pas faire, comme catalogue propédeutique.
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