Cette année, la journée du 1er mai se déroule dans un contexte politique extrêmement préoccupant.
Partout dans le monde, le camp des néofascistes se renforce et attaque durement les droits des travailleur·euses et leurs syndicats, les droits humains, les droits des femmes et des migrant·es. Il s’en prend aux libertés publiques et à la démocratie. Il poursuit son entreprise de destruction de l’environnement. En France, le Rassemblement national continue de gagner du terrain malgré l’inéligibilité de Marine Le Pen. L’extrême-droite est aux portes du pouvoir dans notre pays. Les politiques sociales et économiques brutales et antidémocratiques menées par Macron et ses gouvernements (comme la retraite à 64 ans) sont le carburant de cette extrême-droite xénophobe, raciste et antisémite qui attise la haine 24h sur 24h dans l’espace public.
La défense des travailleur·euses, la conquête de nouveaux droits sociaux et la réponse aux aspirations démocratiques dans le pays ne passeront ni par le maintien des macronistes au pouvoir, ni par l’élection d’un Trump ou d’une Meloni à la française. Pour les battre, l’unité de la gauche et des écologistes est une nécessité absolue !
Il y a urgence. L’APRÈS travaille de toutes ses forces à créer les conditions de candidatures communes pour les prochaines échéances électorales présidentielle et législatives. Les partis qui composent ou soutiennent le NFP doivent y travailler sans attendre en s’appuyant sur la force de la société civile et des syndicats comme en juin 2024.
Pour marquer cette volonté de construire l’unité, l’APRÈS fera cortèges communs avec Generation·s et Picardie Debout ! dans les manifestations du 1er mai 2025.
L’APRÈS, 29/04/2025.
Source : https://www.l-apres.fr/pour_le_1er_mai_unite_du_nouveau_front_populaire
Le communiqué commun Generation·s / Picardie Debout ! / L’APRÈS

Il faut bien dire que le tract commun l’Après/Génération.s/Picardie debout est mauvais, en ce qu’il est en retrait sur des positions déjà prises par l’Après (on notera d’ailleurs qu’Ensemble, qui s’apprête et c’est une bonne nouvelle, à fusionner avec l’Après, ne l’a pas signé). Il y a deux noms que vous n’y trouverez pas : Poutine et Macron. Et parlant de manière vague d’un « agenda réactionnaire et libéral », on ne désigne pas les faits nouveaux actuels, à savoir la prise en étau de l’Ukraine et de l’Europe par l’Axe néofasciste Trump/Poutine, qui signifie aussi déportation des Palestiniens et alerte rouge en Europe et en Amérique à l’Etat de droit et aux droits humains, notamment des migrants.
Ce flou ne saurait être fortuit : il y a telle ou telle force politique qui n’a pas voulu, comme cela se passe aussi dans les organisations syndicales, qualifier la menace contre laquelle la classe ouvrière, les opprimés et la jeunesse cherchent instinctivement à se grouper.
Croit-on que la nécessaire unité à gauche et la candidature commune aux présidentielles peut être imposée en faisant l’impasse sur cette question centrale ? C’est le contraire qui est vrai. Quiconque veut jouer maintenant au présidentiable en n’appelant pas par son nom l’Axe néofasciste Trump/Poutine va à l’encontre des conditions du combat victorieux.
Donc ce tract est mauvais, il fallait le dire : dont acte, et cela marque les débats indispensables à avoir.
VP.
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Je plussoie et plutôt dix fois qu’une !
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