Aplutsoc a organisé une réunion-débat en visio lundi 14 avril sur la question palestinienne et israélienne, à laquelle ont participé une vingtaine de camarades d’Aplutsoc, mais aussi de Bastille, Adresses, Ligue des Droits de l’Homme, français, belges, syriens.
Cette réunion a donné lieu à une discussion très dense et riche, que nous ne résumerons pas ici, portant à la fois sur la situation présente, en reliant cette situation aux données internationales actuelles et sur les données historiques et politiques de fond.
Précisons que cette réunion ne portait pas sur le thème de l’antisémitisme, dont il a évidemment été question comme devant être résolument combattu, comme fondé sur les relations sociales capitalistes et bien présent à gauche, handicap sérieux aux mouvements de solidarité et prétexte à répression.
Nos amis et lecteurs le souhaitant peuvent nous demander l’enregistrement de ce débat.
En conclusion de celui-ci, nous avons présenté, pour répondre à l’urgence immédiate, 6 axes de combat qui nous semblent nécessaires à un véritable mouvement de solidarité (l’un des points discutés étant que le « mouvement pro-palestinien » actuellement existant est en fait contre-productif du point de vue de la défense des Palestiniens).
Ces axes visent à relancer un mouvement internationaliste de solidarité en le situant dans le cadre véritable qui peut lui permettre de peser réellement en se reliant à la solidarité avec l’Ukraine et en défense des migrants en Europe et en Amérique : la lutte contre l’axe Trump/Poutine, dont Netanyahou est l’illustration. Ce sont les suivants :
1) la revendication, adressée aux gouvernements, de reconnaissance immédiate de principe d’un État palestinien, destinée à affirmer le principe du droit à l’existence nationale des Palestiniens. Cette revendication s’oppose à l’Axe Trump/Poutine/Netanyahou.
2) l’exigence d’arrêt de toute aide militaire à Israël et d’arrêt de l’offensive de destruction de Gaza. Cette exigence est liée à celle de libération des otages, lesquels sont eux aussi victimes de cette offensive. C’est l’Ukraine qui a besoin d’armes, pas Israël. Elle concerne également les offensives israéliennes menées au Liban et en Syrie.
3) l’exigence de décolonisation de la Cisjordanie par expulsion des colons, visant à en sauver la population palestinienne et à garantir les conditions politiques minimales d’une construction nationale palestinienne.
4) l’exigence d’arrêt immédiat de l’agression israélienne contre la Syrie vise à défendre la première victoire de la révolution syrienne que sont la chute de Bachar el Assad et la conquête sur le terrain des droits démocratiques élémentaires, victoire que ne supportent ni le pouvoir israélien, ni le régime iranien. La capacité des Syriens à s’auto-organiser, sans et contre tout « Axe de la résistance » prétendument anti-impérialiste, montre la voie à suivre, la voie de la victoire, aux Palestiniens.
5) nous appelons à soutenir Standing Together, seul mouvement qui, à la base, réunit des citoyens et des travailleurs, hommes et femmes, palestiniens et juifs.
6) à bas la répression contre les mouvements de solidarité, qu’elle prétende ou non combattre l’antisémitisme, et, de façon immédiate, la solidarité internationale pour la libération de Mahmoud Khalil, étudiant à l’université de Columbia (New York), honteusement kidnappé par un commando policier trumpiste.
Trés , trés bien .
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Bon. Je dois être idiot. J ai toujours pas compris le rapport entre une juste répartition des richesses contrôlée par le citoyen et la constitution d un état qui entraîne un contrôle géré par les seuls oligarques…
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Il semble qu’à un moment ou à un autre se pose pour chaque citoyen et chaque organisation dans chaque pays la question du pouvoir, absolument inévitable. Si on ne se la pose pas, alors évidemment on laisse le pouvoir aux oligarques.
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