Un fait massif : 250 000 manifestantes et manifestants dans toute la France, des cortèges jeunes, dynamiques et bien entendu féminins. Le 8 mars, y compris un samedi, s’ancre comme journée de grève et de manifestations dont se saisissent de nombreuses femmes pour combattre la domination patriarcale.
Elles et ils ont besoin d’une perspective politique.
Car l’Axe Trump/Musk/Poutine, avec les Netanyahou, les Milei, le régime iranien, le Hamas … désignent les femmes comme leurs victimes. Il leur faut les battre pour opprimer tout le corps social. Ce sont donc eux, les fascistes du XXI° siècle, qui doivent être désignés comme les ennemis à vaincre dans les manifestations féministes. Et la politique antidémocratique et illibérale de Macron, Bayrou et Retailleau en France leur pave la voie !
Les revendications du monde du travail, pour la hausse des salaires et l’égalité salariale, l’abrogation de la réforme des retraites, la défense des services publics, sont aussi majoritairement des revendications féminines et féministes.

Aplutsoc avait pris date, avant la manifestation parisienne, par une déclaration mettant en garde contre des provocations en préparation. Elles ont été largement déjouées par la massivité du cortège ainsi que par la présence du cortège commun à Golem, au RAAR, aux Guerrières de la paix et à SOS Racisme.
Némésis n’a absolument pas pu pénétrer la manif, démarrant des heures après et séparée de sa queue par le SO et par la police, qui a perpétré des violences inadmissibles envers le SO (groupant à cet endroit principalement des militants de la CGT et du NPA).
Nous Vivrons, qui a légitimement (quelles que soient les critiques à faire sur ses positions politiques) voulu participer réellement à la manifestation, a été, beaucoup plus que le groupe d’extrême droite Némésis, la cible d’agressions préparées par des flyers et messages mensongers prétendant qu’elles viendraient en groupe avec Némésis. Il est particulièrement regrettable que ces provocations, visant à affaiblir l’ensemble de la mobilisation féministe, soient répercutés de manière biaisée et suggestive dans le compte-rendu de la manifestation publié par Mediapart.
La légende d’un « fémonationalisme », ennemi principal, amalgamant organisations juives et organisations fascistes est, parmi certaines couches militantes retardataires se prenant pour des avant-garde, un obstacle à l’urgence d’une mobilisation unitaire et déterminée contre le fascisme contemporain des Trump, des Musk et des Poutine avec les Milei, Netanyahou et Khamenei. Mais la détermination, le nombre et la volonté sont là pour affronter l’adversaire réel et le vaincre. Tel est l’enjeu du moment présent.
10/03/2025.

