122 militantes ont participé à l’enquête et 31 entretiens approfondis ont été menés. L’enquête en ligne a duré du 28 novembre 2024 au 19 février 2025.

Le Centre des droits humains ZMINA, en collaboration avec la Fondation des initiatives démocratiques Ilko Kucheriv, a présenté les résultats d’une étude sociologique consacrée aux risques auxquels sont confrontées les femmes militantes en Ukraine, ainsi qu’à l’impact d’une invasion à grande échelle sur leurs activités.

Voici quelques conclusions clés de l’étude :

1. Types de persécution et expériences personnelles

La majorité des répondantes ont signalé des formes de harcèlement telles que des menaces en ligne et de l’intimidation sur les réseaux sociaux (80,3 %), du discrédit dans les médias et les cercles publics (75,4 %) et de la discrimination fondée sur le sexe (72,9 %). Les types de harcèlement les moins courants étaient la violence physique (42,6 %), le harcèlement juridique (31,9 %), les dommages matériels (28,7 %) et la violence sexuelle (23,8 %).

Plus d’un tiers (37,7 %) des femmes militantes déclarent avoir été victimes de harcèlement en raison de leur engagement civique actif. Il convient de noter que dans les petites localités, la probabilité de devenir l’objet de harcèlement est beaucoup plus élevée : dans les grandes villes, 30,3 % des répondants y ont été confrontés, dans les petites villes – 52 % et dans les zones rurales – 63,6 %. Ainsi, dans un village, la probabilité d’être victime de harcèlement est deux fois plus élevée que dans une grande ville.

2. Protection de l’État

La plupart des femmes militantes estiment que l’État ne protège pas suffisamment leurs droits : 49,2 % affirment que les efforts ne sont pas suffisants et 27,9 % affirment que l’État n’assure aucune protection. Les évaluations négatives sont le plus souvent données par les répondants les plus jeunes.

Parmi les mesures que l’État devrait prendre pour améliorer la situation, la plus grande attention est accordée aux suivantes : enquêter efficacement sur les menaces et les attaques (86,9 %), prévenir et répondre au harcèlement en ligne (81,1 %), augmenter le niveau de sécurité numérique (66,4 %), fournir un soutien psychosocial (63,9 %) et assurer la sécurité physique en cas de menace (56,5 %).

3. Activisme pendant la guerre

Actuellement, les domaines d’activisme les plus courants parmi les femmes militantes sont liés aux droits des femmes, au soutien aux forces armées ukrainiennes et aux activités visant à faire face aux conséquences d’une invasion à grande échelle.

7 mars 2025

Source : RESU / PLT