A cette heure-ci, le bilan des actions menées du 21 au 24 février, en France comme à l’étranger, n’est pas clos. Ce lundi 24 verra des manifs ou rassemblements au Mans, à Lyon et Marseille. Néanmoins, la page Facebook du comité français du RESU (Réseau Européen de Solidarité avec l’Ukraine) donne échos aux initiatives ayant eu lieu, pour se limiter à la France, à Paris, Nice, Montélimar, Chartres, Nantes, Quimper, Metz, Belfort, Brest, Pau.

La manifestation parisienne a été un succès avec le chiffre revendiqué de 10.000 manifestants au départ de la Place de la République. Même si le poids de la communauté ukrainienne (réfugiés ou immigrés, plus leurs proches français) est naturellement fort, on notera un accroissement sensible de la participation de manifestants français, dont de nombreux gens de gauche (électeurs traditionnels, pas forcément encartés, mais indignés par l’agression poutinienne et nettement plus remontés que bien des militants ordinairement plus actifs).

Le mouvement syndical français était présent au départ de République avec une banderole unitaire siglée CGT, CFDT, FSU, UNSA, CFE-CGC, Solidaires et aussi par une intervention à la tribune finale de Benoit Martin au nom de cette intersyndicale nationale où brillait l’absence honteuse de FO. Dès les premiers instants du rassemblement, un drapeau de la CNT-SO avait symbolisé l’avant-garde de cet engagement intersyndical en France…

Parmi la gauche française, on aura noté notamment la présence du PS, des Verts, de Nouvelle Donne, du NPA-A, d’Ensemble qui avait signé un communiqué commun d’appel le 21 février avec L’APRES.

En faisant les comptes, on se souviendra que le 23 février 2025, pour les organisations suivantes, PCF, LFI, LO, PT, POI, RP, NPA-R , il ne fallait surtout pas exprimé la moindre solidarité avec le peuple ukrainien soumis à l’invasion russe et vendu à Poutine par Trump/Musk. On vous épargne la litanie des sectes staliniennes ordinaires et de celles qui, comme le PCR (Ex Révolution, IMT-TMI), souhaitent à longueur d’éditoriaux la défaite « inévitable » de l’Ukraine.

Le cortège était saturé des deux couleurs fondamentales de l’Ukraine, le jaune et le bleu, mais celles-ci se déclinaient en une infinité de nuances portées par une multitude d’associations ou d’initiatives, dont les fières poitrines des Femen, malgré le froid, revendiquant la liberté et la vérité contre les assassins, les tortionnaires et les violeurs de Poutine.

Trois ans après le début de l’invasion, nous sommes encore loin d’un engagement massif de la gauche française mais la dynamique est du côté de ceux qui refusent l’ordre des Trump / Musk / Poutine / Nettanyahou. La pression des événements, sous l’effet de la politique internationale de Trump, va rapidement obliger cette partie de la gauche à sortir, sinon de sa timidité, du moins de sa réticence à reconnaître la pleine et entière légitimité de la cause ukrainienne et en tirer les conséquences pratiques et politiques. A cet égard, le refus de faire le lien entre le martyr commun de deux villes comme Marioupol et Gaza, à saisir la nature identique des occupations en Cisjordanie et au Donbas, virera à l’aveuglement définitif si certains ne comprennent pas Trump promettant l’expulsion des Gazaouis pour l’édification d’une sinistre Riviera dont les fondations baigneront dans le sang des populations civiles. Camarades, si l’Ukraine tombe, la Palestine connaîtra un sort identique ! Du Donbas à la Cisjordanie, toutes les occupations sont illégales et illégitimes !

Pour avoir un décompte des actions internationales, se référer à la page Facebook du RESU.

24/02/2025 en matinée.