Le numéro 8 daté de Février 2025 du bulletin Interventions Syndicales est paru. Nous invitons nos lecteurs et lectrices à le découvrir et à le faire circuler. Et rien n’interdit de débattre de son contenu, bien au contraire.

Sommaire :

  • Éditorial : Abrogation ! … page 1
  • Appel de syndicalistes pour la justice sociale, écologique et démocratique … page 2
  • Volkswagen, la codétermination au-delà de la règle fédérale … page 2 /3
  • Appel de « Ne Tournons Pas la Page ! »
  • Les 25 ans de l’Union Syndicale Solidaires … page 4

Lire l’éditorial ici :

Abrogation !

Ce président affaibli et illégitime, ce gouvernement minoritaire rattrapé par les affaires et protégé par le RN, prétendent poursuivre la baisse des salaires réels, les suppressions massives d’emplois, la casse des services publics, l’absence de toute mesure effective devant la crise bioclimatique.

Affaiblis, ils ont dû reculer sur les 4000 suppressions de postes d’enseignants et les 3 journées “de carence” dans la fonction publique. Obligés de faire semblant de discuter des retraites, ils organisent un “conclave”, ainsi nommé par Bayrou, recherchant un semblant de légitimité dans ses “discussions”.

La très grande majorité veut la hausse des salaires, l’arrêt des plans de licenciements, la défense de l’école
publique et de l’hôpital public, l’abrogation de la réforme des retraites.

L’unité syndicale est nécessaire et possible et elle va s’imposer. Si elle va, comme elle le doit, jusqu’à l’affrontement avec ce gouvernement, jusqu’à la grève unitaire et une manifestation centrale contre lui, alors elle ouvrira la voie à la démocratie. Car un gouvernement du NFP aurait pu et dû amorcer la satisfaction des besoins du plus grand nombre.

L’unité syndicale peut et doit surmonter la division des partis. Mais en se réalisant, elle doit aller jusqu’au bout.

L’unité syndicale pour l’abrogation de la réforme des retraites, la hausse des salaires, sauver les services publics, stopper les plans de licenciements, en affrontant l’exécutif, est capable d’ouvrir à nouveau la voie à un gouvernement légitime et à un changement de régime, mettant fin à la Ve République, et engageant le combat en Europe contre l’Axe Trump/Musk/Poutine.

Car c’est bien à l’échelle de toute l’Europe que l’affrontement se prépare, comme le montre la grande manifestation de Bruxelles du 13 février dernier et la vague de grèves saluant l’arrivée au pouvoir d’une coalition menée par la droite dure en Belgique.

Cette unité peut et doit s’affirmer déjà le 8 mars, grève féministe et journée internationale de lutte pour
l’émancipation des femmes.

Sur cette voie, le conclave de Bayrou est un verrou qui doit sauter. Il ne vise qu’à diviser, public versus privé, syndicalisme « de proposition » versus « de contestation », et à associer l’un et l’autre à l’élaboration des mesures visant à « rembourser la dette » et « combler les déficits ».

  • Ni conclave, ni concile, ni onction : abrogation !
  • Unité pour l’abrogation, pour les salaires, pour les services publics !
  • Unité pour gagner !