Photo illustrant cet article : janvier 2023.
Ce dimanche 23 février à Paris, 14h 30 République, et dans d’autres villes de France (Lyon, Nice, Nantes …), les manifestations de défense de l’Ukraine, pour l’arrêt de l’invasion, auront un caractère particulier : elles seront de fait les premières manifestations publiques en France contre l’Axe Trump/Musk/Poutine.
C’est ce que souligne le Comité français du RESU dans la version actualisée de son appel, avec un bandeau supplémentaire discuté et adopté après le sommet de Munich, contre la complicité Trump/Poutine contre le droit des peuples, que nous reproduisons ci-dessous.
C’est aussi ce qui mesure toute l’importance de la position intersyndicale, réaffirmée cette année à une exception, sur la base d’une unité réalisée sur une base démocratique minimale, lors du mouvement de défense des retraites.
L’exception est FO, qui a fait savoir que cet appel « tant dans son préambule que dans sa conclusion, comporte trop d’éléments qui ne sont pas acceptables par notre Bureau confédéral. »
Le préambule ? Il ne fait que décrire l’occupation et l’oppression : seuls des considérants politiques, attentatoires à l’indépendance du syndicalisme qui requiert la démocratie et le respect des droits humains, peuvent expliquer qu’un Bureau confédéral puisse ne pas l’accepter.
La conclusion ? Les troupes russes doivent quitter l’Ukraine ; le peuple ukrainien est légitime à se défendre. Encore une fois : seule une ingérence politique peut expliquer qu’un Bureau confédéral ne puisse digérer cela.
Ce refus de signer un tel appel unitaire intervient au moment précis où la pression de Trump, Musk et Poutine s’exerce. La tradition du syndicalisme libre, elle, s’oppose au totalitarisme et à la tyrannie. Ce fut l’argument fondateur de la CGT-Force Ouvrière, il y a 77 ans.
