Édition du 6 décembre 2024 du Samizdat 2.0

La septième nuit de manifestations s’est déroulée dans le calme : la police n’a pas dispersé les manifestants et ceux-ci n’ont pas utilisé de feux d’artifice.

La veille au soir, des milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés devant le Parlement. Entre autres choses, ils ont chanté, grillé et brûlé le drapeau russe. Selon les médias locaux et des témoins oculaires, la police a fouillé et arrêté ceux qui sortaient du métro près du Parlement. Hier également, 4 décembre, les autorités ont limité le fonctionnement des magasins de feux d’artifice.

Avant le début des manifestations, comme les jours précédents, des forces de police spéciales se sont alignées sur la Place de la Liberté, située au début de l’avenue Rustaveli. Une bagarre a éclaté devant un hôtel du centre-ville où les dirigeants de l’opposition tenaient des consultations. La police a arrêté le chef du parti d’opposition « Citoyens » Aleko Elisashvili et le militant Zurab Datunashvili.

La veille, des perquisitions avaient été menées dans les bureaux de partis et de militants d’opposition dans le cadre d’une enquête sur des affaires pénales d’organisation de violences collectives et de hooliganisme. Des cocktails Molotov auraient été découverts lors des perquisitions. Le parti d’opposition Droa a énuméré ce que la police a saisi et a qualifié l’incident de vol.

Des représentants du mouvement de jeunesse Dafioni et de l’aile jeunesse du Mouvement national uni, ainsi que le leader de la Coalition d’opposition pour le changement, Nika Gvaramia, ont été arrêtés. Gvaramia a été envoyée dans un centre de détention temporaire dans la ville de Marneuli, à 30 kilomètres de Tbilissi. Au moins dix hommes politiques et militants ont été arrêtés.

Des manifestations de masse ont également eu lieu à Batoumi, où les forces spéciales se sont alignées sur plusieurs rangées et bloquaient auparavant les routes de contournement, Kutaisi, Zougdidi et Baghdati.

Selon les dernières données, plus de trois cents personnes ont été arrêtées au cours des sept jours de protestation. Selon le ministère de l’Intérieur, des poursuites pénales ont été ouvertes contre 15 d’entre eux pour voies de fait contre des policiers, dommages aux biens de la ville, incitation à la violence, hooliganisme et préparation d’une explosion.     


Source : https://www-svoboda-org.translate.goog/a/politsiya-ne-stala-razgonyatj-sedjmuyu-nochj-protestov-v-tbilisi/33226965.html?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr