UNITÉ TOUT DE SUITE POUR QUE PARTE LE GOUVERNEMENT ATTAL

Mardi 16 juillet, Macron, contraint et forcé, va “accepter” la démission du gouvernement Attal, puis maintenir ce gouvernement « démissionnaire » pour qu’il « gère les affaires courantes » : appliquer toutes les contre-réformes engagées, et, de manière immédiate, RÉPRIMER en Kanaky et à Melle et Sainte-Soline.

En effet, le 10ème mort en Kanaky depuis le début du mouvement national qualifié d’ « émeutes » (sur les neuf morts précédents, on a un gendarme, un autre gendarme tué accidentellement par un collègue, et 7 indépendantistes ou jeunes kanaks tués par les forces armées françaises ou par des miliciens coloniaux), est un dirigeant indépendantiste, Roch Victorin Wamytan, officiellement abattu par un “tir de riposte” du GIGN, le 10 juillet dernier, alors que des responsables indépendantistes restent emprisonnés et/ou déportés en France.

Et, alors que se préparent des manifestations massives contre l’appropriation des ressources en eau par les patrons subventionnés de la FNSEA, le ministre Darmanin a répété exactement ce qu’il avait annoncé il y a 13 mois : il y aurait un millier de « radicalisés »‘ (il a juste évité de ne pas redire : « écoterroristes ») et il s’apprête à les combattre. Basé à Niort, il avertit que des « étrangers » vont rappliquer ! Autrement dit, M. Darmanin – qui, rappelons le, avec Macron, n’avait pas pu comme il le souhaitait dissoudre les Soulèvements de la Terre – est en train d’organiser les conditions d’une nouvelle provocation violente et meurtrière !

Voilà ce que signifie ici et maintenant le maintien du gouvernement Macron/Attal.

C’est dans cette situation que la direction de La France Insoumise a annoncé ce lundi 15 juillet qu’elle suspend toute discussion du NFP sur la proposition d’un ou d’une première ministre, déclarant ne vouloir reprendre cette discussion qu’après que le NFP se soit mis d’accord sur une candidature à la présidence de l’Assemblée Nationale, jeudi prochain 18 juillet.

J.L. Mélenchon, son équipe Guetté-Bompard-Panot-Chikirou, et le POI, expliquent cette grave décision en affirmant que c’est la faute au PS qui n’a pas voulu de la candidature d’Huguette Bello. Ils ajoutent refuser la proposition faite ce 15 juillet au matin par le PS d’une personnalité de la « société civile ».

Huguette Bello, présentée d’abord par le PCF comme la candidate idéale de la « diversité », était en fait une candidate d’ouverture à Macron tout autant que ce que le PS est soupçonné de vouloir faire, et l’opération de sa promotion soudaine soulève bien des questions que nous avons abordées dans notre éditorial d’hier, 14 juillet.

J.L. Mélenchon, son équipe Guetté-Bompard-Panot-Chikirou, et le POI, seraient ils en train d’offrir à Macron ce qu’il avait demandé, lorsqu’il a déclaré vouloir attendre de voir ce qui allait se passer à l’Assemblée Nationale, qui se réunit le 18, avant de choisir qui il nommera ?

Il était de l’intérêt non seulement du NFP, mais de la population de ce pays qui aspire à des mesures sociales d’urgence, que le NFP ait proposé une ou un premier ministre pour l’imposer à Macron avant le 18 juillet.

Aux dernières nouvelles, PS, EELV et PCF se seraient accordés pour proposer Laurence Tubiana pour Matignon. Quelle orientation représente-t-elle exactement, on y reviendra, mais quoi qu’il soit, que doit être notre premier ministre ? Notre premier ministre, c’est, pour commencer, l’abrogation de la retraite à 64 ans !

Sous couvert de « radicalité » et de détestation du PS bien entendu nourrie par le souvenir encore frais de la politique antisociale des gouvernements de François Hollande, J.L. Mélenchon, son équipe Guetté-Bompard-Panot-Chikirou, et le POI, tenteraient-ils une opération de division qui risque de permettre au « gouvernement démissionnaire réglant les affaires courantes » de durer tout l’été ?

Et qui risquerait de permettre à Darmanin, tout de suite, de provoquer et de réprimer les manifestations pour une gestion publique et équitable de l’eau ?

Le besoin populaire, c’est NON à la division.

La division, c’est le maintien de ce gouvernement qui frappe et frappera, jusqu’à quand ? Les JO ? La rentrée scolaire ? Les calendes grecques ?

L’unité, c’est l’unité pour imposer le gouvernement de l’abrogation de la réforme des retraites.

Jeudi 18, dans toute la France, s’appuyant sur l’appel de la CGT, vont se déployer rassemblements et manifestations devant les préfectures et vers l’Assemblée nationale à Paris, assemblées citoyennes et assemblées générales de discussion. Elles doivent dire :

  • NON AU MAINTIEN DU GOUVERNEMENT MACRON-ATTAL : GOUVERNEMENT NFP MAINTENANT !
  • STOP A LA DIVISION : UNITÉ POUR IMPOSER TOUT DE SUITE LE GOUVERNEMENT DE L’ABROGATION DE LA REFORME DES RETRAITES ET DE L’URGENCE SOCIALE !