Nous avons publié la déclaration du Sotsyalnyi Rukh (Mouvement social) faisant suite au scrutin du 7 juillet dernier.

Le camarade Vladislav Starodubtsev nous adresse aussi ce signal du Cercle Ukraine progressiste, dont il est l’un des animateurs :

« 11 juillet 2024. La coalition de gauche en France propose des réformes démocratiques radicales dans l’esprit de la Révolution française.

Si les Français parviennent à mettre en œuvre, au moins en partie, le programme du Front populaire, ce sera une incroyable source d’inspiration pour la reconstruction démocratique de l’Ukraine.

La réforme fiscale démocratique est un bon exemple dont nous pouvons nous inspirer. »

Notons que ce message d’espoir – d’espoir en nous ! – venu d’Ukraine tombe en même temps que ces informations sur la remontée de la « conflictualité sociale » en pleine guerre données par notre ami Patrick le Tréhondat :

«  … le Service national de médiation et de conciliation (NSSP) vient de publier ses chiffres sur les conflits sociaux en Ukraine où il est intervenu. Chiffres largement en deçà de la réalité mais qui donnent une indication.

Entre janvier et juin 2024, le NSSP a contribué à la résolution de 97 conflits collectifs du travail au niveau national, 4 au niveau de la branche, 1 au niveau territorial, 89 au niveau des sites de production. Plus de 1,6 million de salariés de 7583 entités ont pris part à ces conflits. »

D’autre part, lors de la réunion en visio d’Aplutsoc et du Réseau Bastille tenue lundi soir, Selim, de Bruxelles, est intervenu sur la situation belge suite aux multiples scrutins qui se sont tenus le 9 juin, distinguant la situation d’ensemble, celle de la Flandres où menace l’extrême-droite (le Vlaams Belang allié du RN, d’Orban et de Poutine), la Wallonie où menace le MR (Mouvement Réformateur, « libéral conservateur », que l’on pourrait rapprocher d’Edouard Philippe en France), et la situation spécifique, mais importante pour tout le pays, de Bruxelles.

A Bruxelles en effet, le Parti Socialiste, le Parti du Travail de Belgique (PTB), et Ecolo, ont ensemble la majorité, mais sont désunis et souvent engagés dans des négociations séparées avec des partis de la droite et du centre (même le PTB « marxiste léniniste » !). Les camarades du groupe de Sélim combattent pour qu’ils s’unissent pour prendre le pouvoir à Bruxelles et donner ainsi le signal d’une alternative en Wallonie voire même en Flandres.

Or, la victoire certes relative, mais bel et bien une victoire et vécue comme telle, du Nouveau Front Populaire en France, relance ce combat et lui donne sens et poids : que le PS, le PTB et Ecolo fassent un Front populaire, voila l’exigence démocratique à Bruxelles !