Malgré les fachos, la Kyiv Pride a eu lieu !

La « Marche pour l’égalité » a eu lieu à Kyiv : plus d’un demi-millier de personnes ont défilé dans les rues de la ville avec des drapeaux et des affiches. Les manifestant.es se sont rassemblé.es dans le centre-ville, près de la station de métro Teatralna. La manifestation cependant a été de courte durée.

« La Marche pour l’égalité est l’occasion d’attirer l’attention de la communauté mondiale sur la guerre en Ukraine. Nous avons besoin d’un soutien juridique. Nous luttons sur un pied d’égalité avec tout le monde, mais nous ne savons pas ce qui arrivera à nos proches. Si quelque chose leur arrive, s’ils finissent à l’hôpital ou en captivité, nous ne pouvons pas leur rendre visite ni les fouiller. Nous sommes des personnes vivant avec des problèmes de vie. Jusqu’à 10 % de la communauté LGBTQ est dans l’armée », a déclaré Dmytro, un militant, ancien combattant.

Contingent des LGBT sous l’uniforme

Au même moment, un groupe de militants d’extrême droite est apparue à Khreshchatyk  « pour les valeurs traditionnelles ». Ils ont essayé de courir vers le lieu de la marche, mais ils ont été bloqués par la police.

Le comité d’organisation de la Kyiv Pride précise :

« Pour des raisons de sécurité, le nombre de participant.es a été limité cette année, nous n’avons pas non plus divulgué ouvertement l’heure et le lieu. La dernière fois que de telles restrictions ont été imposées à KyivPride c’était en 2015. Malgré le fait qu’il y ait eu une campagne contre la marche à proximité, la Kiev pride s’est passée sans affrontement.

Malgré les négociations et les arguments, la police a considérablement restreint l’itinéraire de la marche et a permis aux participant.es de marcher seulement 100 mètres. Au total, toute l’action a duré 30 minutes. »

Source : RESU / PLT

Valeureux guerriers LGBT à la Kyiv Pride

En Ukraine, « La chose la plus importante est l’auto-organisation »

Alexander Kitral est journaliste pour le site Commons. Il pratique un journalisme d’investigation sociale et donne la parole aux sans-voix ou sans droits dans une Ukraine en guerre. Pour autant, il ne sombre pas dans le misérabilisme et met en avant les expériences positives où les exploité·es et les domin·ées trouvent part eux-mêmes les moyens de résoudre leurs problèmes. Ses articles nous parlent de solidarité, de coopération, d’entraide et d’humanité. Valeurs essentielles dans un pays en guerre et qui deviennent, on le comprend dans ces écrits, les seuls moyens de survivre. Il a bien voulu répondre à nos questions.